Les casseurs de la démocratie

Sarcelles ou Gaza ?
(Photo AFP)

La conflit de Gaza a trouvé en France sa plus odieuse traduction : deux manifestations interdites, samedi à Paris et dimanche à Sarcelles, ont néanmoins eu lieu, certains des manifestants ciblant des sites juifs qu’ils ont attaqués ou incendiés. François Hollande, Manuel Valls et le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, ont dénoncé cette violence purement antisémite,  et réaffirmé leur détermination à la juguler.

IL Y A EU des voix pour contester l’interdiction des manifestations, par exemple celle de Florian Philippot (FN), toujours content de dire le contraire de ce que fait le gouvernement, bien que son parti se soit prononcé en faveur de la répression des minorités qui se livrent à des provocations en France. L’antisémitisme, une fois de plus, aura eu raison de la doxa de l’extrême droite, comme elle a triomphé de celle de l’extrême gauche, exaspérée par le refus que le pouvoir a adressé aux organisateurs du désordre et de la casse. De même, Yves Jégo (UDI), éphémère ex-ministre, a cru bon de faire de la politique politicienne en ces temps fort sombres et de s’en prendre au gouvernement, sans avoir, par ailleurs, le moindre mot de solidarité pour la communauté juive.

Toujours la Palestine, mais pas la Syrie.

Car ce qui se passe en France en ce moment est extrêmement grave. Si le lavage de cerveau peut envoyer des centaines de jeunes gens au djihad, il n’est sûrement pas difficile d’en trouver des milliers d’autres dans les quartiers pour qu’ils aillent en démolir d’autres, surtout si les y aident des formations d’extrême gauche. On aura remarqué que seule la cause palestinienne peut soulever la colère de tant de Français musulmans, qui sont restés silencieux tant que, en Syrie, en Irak ou ailleurs, des musulmans exterminaient des centaines de milliers d’autres musulmans. La sélection d’une cause unique par les musulmans pro-palestiniens et par le NPA en dit long sur le fond d’antisémitisme qui les anime. Oui, il y a à ce jour quelque 500 Palestiniens tués à Gaza (et 20 soldats israéliens). Les combats en Syrie ont fait quelque 150 000 morts, des centaines de milliers de blessés, deux millions d’exilés. Combien de Français musulmans ont exprimé leur indignation à propos de ce carnage ? Représentante de l’Autorité palestinienne en Europe, Leila Shahid dénonçait ce matin sur France Info les attaques israéliennes contre des civils, oubliant curieusement que la seule façon du Hamas de combattre, c’est de tirer des centaines de roquettes ne visant que des civils et de se protéger en installant ses rampes de lancement au coeur de la population, quand il ne s’en sert pas comme bouclier humain.

Phénomène grave.

La tension entre les deux communautés, juive et musulmane, est un phénomène extrêmement grave. Elle révèle l’installation durable d’un antisémitisme particulier, celui qui n’est pas lié au fascisme, mais au problème israélo-palestinien et la collusion entre musulmans attirés par la violence et une extrême gauche qui sombre dans la haine des juifs. Que, face à cette situation, des politiciens continuent à critiquer un gouvernement qui a eu pourtant l’intelligence de déceler le danger, de le dénoncer et de le combattre, est simplement consternant. Les Français, en effet, doivent s’unir pour éradiquer le nouveau fléau, pour administrer la preuve que juifs et musulmans peuvent vivre ensemble en France parce que, justement, la France offre à tous la possibilité de s’arracher au climat de violence qui règne ailleurs.

RICHARD LISCIA

 

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2 réponses à Les casseurs de la démocratie

  1. Lefrançois dit :

    Le laxisme « immigratoire » et la lâcheté des gouvernements successifs de droite et de gauche depuis des années ont contribué à islamiser et marginaliser nos banlieues… et voilà le résultat, qui va dérouler un tapis rouge à Marine Le Pen aux prochaines élections.
    Il est grand temps d’être ferme autrement qu’en paroles (cf Sarkozy, puis Valls) et de sortir de la politique favorable aux voyous et autres marginaux de la société qui refusent de s’y intégrer : il y a urgence à faire un grand nettoyage de certaines zones de la France, et plus encore de certaines mentalités (oh! quel sale langage de sale facho ) avant que les derniers Français courageux, travailleurs, respectueux du droit et des valeurs aient pris le maquis, ou…les armes!

  2. Sam Ennui dit :

    Laxisme. Quatre personnes ont été jugées en comparution immédiate lundi 21 juillet après avoir été interpellées lors des manifestations (interdites) pro palestiniennes à Paris qui s’étaient traduites par des scènes de guerre civile en plein Paris.

    Alors que sept personnes sont toujours placées en garde à vue, en attente de leur jugement en comparution immédiate qui devrait avoir lieu aujourd’hui, les premières sanctions viennent d’être prononcées. Le procès s’est tenu devant la chambre 23-1 du tribunal correctionnel.

    La peine la plus lourde : 10 mois de sursis. La peine ne sera pas inscrite au casier judiciaire

    Un homme de 33 ans, qualifié de « meneur » par le procureur de la République a été condamné à 10 mois de prison avec sursis. Reconnu coupable de rébellion et de participation à un attroupement malgré les sommations de se disperser, le procureur avait initialement requis une peine de six mois ferme et un mandat de dépôt. Finalement, il sortira libre. Et son casier judiciaire restera vierge.

    Quatre à six mois de sursis pour les autres prévenus

    Un homme de 33 ans et une femme de 31 ans comparaissaient également lundi 21 juillet. Le procureur avait requis une peine de quatre mois ferme ainsi qu’un mandat de dépôt contre le premier qui avait blessé un policier. Finalement, il écopera de quatre mois de sursis et d’une indemnité de 1150 euros à verser au policier blessé. Il ressort libre. La femme quant à elle, accusée de violences contre les forces de l’ordre – elle avait jeté une bombe lacrymogène contre les policiers – a été condamnée à six mois de sursis et à 105 heures de travaux d’intérêt général. Elle sort libre.

    Rébellion contre les policiers : la relaxe.

    Une dernière personne qui comparaissait devant le tribunal correctionnel pour rébellion contre les forces de l’ordre, a quant à elle été tout simplement relaxée. Cette personne est libre.

    Le deux poids, deux mesures de la justice de Taubira.

    Aucune des personnes interpellées n’ira en prison. Alors que Christiane Taubira vient de faire adopter sa loi de réforme pénale, visant à vider les prisons, et ainsi à laisser davantage de voyous en liberté, les sanctions prononcées contre les islamistes qui ont attaqué les forces de l’ordre ce weekend dans le quartier de Barbès à Paris sont sans commune mesure avec les peines qui avaient été prononcées contre les manifestants pacifiques de La Manif Pour Tous. L’an dernier, Nicolas Bernard Buss, le prisonnier politique de La Manif Pour Tous qui s’était confié dans « Valeurs actuelles », avait été condamné à six mois de prison ferme alors qu’il ne s’était pris à aucun moment aux forces de l’ordre. Sa condamnation avait suscité un tollé. On parlait à l’époque d’un « procès politique ». Malheureusement, les faits sont là. Des islamistes qui attaquent les forces de l’ordre sont laissés en liberté. Les manifestants pacifiques sont mis en prison.

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