Le désarroi des partis

Marion : repli stratégique
(Photo AFP)

Ne nous trompons pas d’analyse : il existe un lien direct entre l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République et la perplexité des partis politiques qui ne savent pas trop comment se définir par rapport à ce changement. Les répliques ne sont pas moins dommageables que le séisme lui-même.

IL ETAIT MÊME évident que le Front national accuserait le coup encore plus que les autres formations : la démission de Marion-Maréchal Le Pen de ses deux mandats, de députée et de conseillère régionale, était peut-être prévisible, elle n’en a pas moins été particulièrement rapide. Les raisons avancées par la jeune femme de 27 ans, dont le talent est incontestable, ne trompent personne : ce n’est pas parce qu’elle veut s’occuper davantage de sa petite fille de 3 ans et qu’elle souhaite avoir une expérience dans le privé qu’elle a subitement décidé de tout plaquer. Elle a, avec Marine Le Pen, mais surtout avec Florian Filippot, des divergences sur le fond. Elle appartient bel et bien à ce Front du midi, identitaire, catholique, anti-immigrés et hostile à l’IVG, par rapport à celui du Nord, qui a réinventé le néo-fascisme social et la sortie de l’euro, laquelle continue à diviser le parti. Son grand-père, qui l’accuse de « désertion », la soutenait bien plus qu’il n’a jamais soutenu sa fille. Il peut s’agir d’un repli tactique. Elle reviendra en force dans le jeu si la défaite de Marine finit en purge au sein du FN.

Le PS à l’agonie.

Le PS, s’il n’est pas encore mort, comme l’affirme Manuel Valls, est bien malade. D’aucuns espèrent un rassemblement socialiste qui limiterait l’hémorragie à l’Assemblée nationale, il est bien improbable. Beaucoup d’élus socialistes rejoignent M. Macron, d’autres vont perdre leur siège et François Hollande n’a pas fini de payer la facture de la stagnation économique et sociale. L’ancien Premier ministre parcourt son chemin de croix : il n’est pas reçu à « la République en marche » avec le minimum protocolaire que le mouvement de M. Macron aurait pu lui accorder. Plus il explique que le macronisme est sa tasse de thé idéologique, plus les instances du nouveau parti l’humilient par des considérations pratiques sur la circonscription qu’il convoite (la sienne), la procédure d’admission et autres mesquineries, sans compter la colère de ses anciens camarades qui exigent qu’il démissionne du PS. On ne s’aventure pas trop si on trouve là quelque chose qui ressemble à une vengeance, éternel plat qui se mange froid.
Cependant, les tourments du Front et ceux de la gauche étaient plus que prévisibles et ne changeront sans doute rien à l’issue des législatives, qui laisseront le PS exsangue mais donneront au FN plus de sièges qu’il n’en a jamais eu depuis 1986, grâce à l’adoption du scrutin proportionnel par François Mitterrand. De la même manière, la décision de l’intraitable Jean-Luc Mélenchon de ne pas partir pour la bataille la main dans la main avec le parti communiste contribuera certes au déclin de celui-ci, mais limitera le nombre de sièges qu’obtiendra la France insoumise.

LR et En Marche ! : une empoignade.

Il a en va autrement de la terrible empoignade à laquelle se préparent En Marche ! et les Républicains. Ceux-ci sont affreusement divisés, comme en témoignent leurs déclarations. Alain Juppé et ses amis veulent faire un bout de chemin avec le président et voter les aspects de sa réforme qui leur conviennent ; François Baroin, lui, entend livrer un combat qui ne fera pas de quartier, dans l’espoir, peut-être déraisonnable, de trouver une majorité qui contraindrait M. Macron à cohabiter.
Ce n’est pas le sens profond de l’élection de M. Macron et la stratégie de M. Baroin (et donc de Nicolas Sarkozy) s’inscrit à contre-courant de la volonté populaire telle qu’elle a été exprimée dans les urnes. Cette année électorale étant celle de toutes les surprises, nous nous garderons bien de faire le moindre pronostic. Tout peut arriver, y compris, dans cette succession d’événements inattendus, une invraisemblable répartition des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif qui annulerait en quelque sorte l’élan de M. Macron. Mais pourquoi un tel plongeon dans l’irrationnel devrait-il se produire ? Pourquoi les Français ne donneraient-ils pas, au-delà des recompositions, puis, au second tour, des triangulaires et même des quadrangulaires, une majorité à celui qu’ils ont choisi ?

RICHARD LISCIA

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13 Responses to Le désarroi des partis

  1. Michel de Guibert dit :

    Le grand-père avait soutenu sa fille Marine Le Pen contre Bruno Gollnisch, lequel représentait le même courant que Marion Maréchal Le Pen…
    Réponse
    Comme si le grand-père ne pouvait pas changer d’avis.
    R.L.

  2. mathieu dit :

    Le grand élan de sympathie qui accompagne la victoire de M. Macron n’est pas, pour l’instant, un tsunami électoral (moins d’un quart des suffrages exprimés au 1er tour, forte abstention au second, piètre prestation de son opposante au « finish » de la campagne, maintien « en embuscade » du plus gros des forces partisanes traditionnelles).
    Cette campagne confirme tout de même qu’elle était l' »heure du centre droit », courant majoritaire de l’opinion porté deux années durant par Alain Juppé, dont l’insolente cote de popularité provoqua la guerre totale et irresponsable de Sarkozy et des siens jusqu’à la dead line du 5 mars! La politique de Juppé eût été presque superposable à celle de Macron (plus ferme peut-être, colorée de fillonisme), mais aurait eu l’avantage d’une majorité législative claire, fondement de la Vème république… jusqu’à l’alternance suivante.
    Les cartes violemment rebattues accouchent cette fois d’une probable majorité moins large, moins assise, à géométrie variable, conjoncturelle, et d’une gouvernance qui reposera essentiellement sur l’implication personnelle du président, son charisme, sa capacité de mobilisation…et d’arbitrage voire de police intérieure dans une équipe où un Valls pourrait côtoyer un Lemaire. L’état de grâce dépassera-t-il les 100 jours?
    Encore heureux si, au contraire de Hollande, on n’a pas la pluie!

    Réponse
    Il n’y aura aucun état de grâce. Quant à l’idée que la victoire de Macron n’en est pas une, je regrette de vous dire que c’est une fantaisie. Macron a gagné, et par 66,10 % des voix. Il y a toujours eu des abstentions, toujours eu des votes blancs (qui n’étaient pas comptabilisés). Valls et Lemaire ? Ils ne sont pas accueillis à bras ouverts par Macron.
    R.L.

  3. mXmF dit :

    « Pourquoi les Français ne donneraient-ils pas, au-delà des recompositions, puis, au second tour, des triangulaires et même des quadrangulaires, une majorité à celui qu’ils ont choisi ? » Peut-être parce qu’ils ne l’ont pas « choisi » mais élu par défaut. Si l’on se réfère au corps électoral dans son ensemble, il ne représente que très peu plus que ces deux concurrents immédiats. Et au second tour, il pouvait difficilement faire moins mais surtout, il n’a pas fait plus ! Autant du fait du désintérêt pour sa candidature que de l’intérêt mesuré pour Marine Le Pen. Quant à Marion MLP il faut souhaiter la voir participer en bonne place à une refondation de la droite française sous forme d’un parti libéral et conservateur débarrassée de ses complexes mais aussi… des quelques vestiges vichystes qui persistent encore dans le FN, quoique sans plus aucune influence réelle : il faudra enfin admettre que la droite qui ressortira de la recomposition n’est pas plus fasciste que La France Insoumise bolchevique. Il s’agit là d’anachronismes qui servent électoralement mais ne sont plus pris au sérieux par personne… ou presque. A défaut, via le parti radical-socialiste type troisième république qu’a constitué le nouveau président, la banque est au pouvoir pour longtemps ! Or, les intérêts des banquiers sont toujours opposés à ceux des peuples ; il n’est même plus nécessaire aujourd’hui de faire appel à Marx ou à Lénine pour cette constatation d’évidence. Pour éviter que cela se termine mal, une alternance est souhaitable. Mais une vraie alternance, celle de l’économie réelle contre celle de la finance dérégulée ultra-libérale. Et surtout, du respect des peuples, notamment de leurs identités et de leurs cultures.

    Réponse
    Dans ce blog, l’extrême gauche est combattue avec la même vigueur que l’extrême droite. Quant au reste de votre propos, c’est une bonne galéjade : Macron a perdu avec 66,10 ! L’accusation d’ultra-libéralisme, c’est la façon de Le Pen de caractériser Macron, comme « la banque au pouvoir ». Pures calomnies. Vous essayez systématiquement de vider le blog de sa substance en racontant le contraire de ce que je dis. Et sous l’anonymat, ce que ne me semble pas très courageux.

    R.L.

    • mXmF dit :

      Non, qu’on le veuille ou non, Macron n’a pas été bien élu malgré les énormes moyens mis en œuvre. Mais il est élu et s’il a une majorité à l’Assemblée nationale (et il l’aura sûrement), il pourra gouverner selon son programme, si l’on peut appeler ça ainsi. Sinon la « cohabitation » est prévue par la constitution et fait partie de l’organisation démocratique. D’autre part, je ne cherche pas à vous contrarier systématiquement mais dans la mesure ou vous ouvrez une page de commentaires, il n’est pas absurde d’apporter des éléments contradictoires. J’avais même le sentiment que c’était fait pour ça. Lorsque je vous approuve, je n’interviens jamais. C’est dire qu’au total j’interviens peu. Mais je peux, si vous le souhaitez, m’abstenir complètement. Enfin, je n’appartiens ni de près ni de loin au Front national, mais il me semble inexact aujourd’hui de considérer encore ce parti comme un parti d’extrême droite. L’extrême droite, c’est tout autre chose et elle combat le Front national. C’est bien connu, c’est l’absence de droite (disons parti conservateur libéral) qui fait l’extrême droite et lui donne une importance excessive. Quant au monde financier à la manœuvre dans l’affaire Macron comme dans la direction des affaires du monde, à son seul profit depuis la dérégulation reagano-thatcherienne, ce n’est pas une opinion politique, c’est une constatation. En revanche c’est le principal problème politique du moment et ne pas en prendre conscience réellement pour le réduire (par un retour à un pouvoir réel des Etats et à une régulation efficace), c’est ouvrir la porte à toutes les guerres civiles et aux révolutions qui ne manqueront pas de survenir. Enfin, l’anonymat, c’est pas souci de commodité et de simplification mais vous avez mon adresse électronique.

      Réponse
      Si l’extrême droite n’est pas le Front national, si l’expérience Macron vous rappelle la dérégulation reagano-thatchérienne (pure calomnie, sans compter que la Grande-Bretagne a progressé économiquement avec Thatcher), si vous croyez que vous intervenez peu, si vous pensez qu’il m’appartient de révéler la véritable identité de mes correspondants (et pourquoi pas la délation?), si le lecteur est libre de faire les commentaires qu’il juge appropriés et d’occuper deux fois plus de place que je n’en occupe moi-même, je peux tout aussi bien vous confier la rédaction de ce blog et me reposer.
      Pour le moment, je me contenterai de répéter inlassablement que Macron a été très bien élu en espérant que vous alliez lire des choses qui conviennent mieux à vos convictions que mes articles.
      R.L.

  4. André Mamou dit :

    Tout est surprenant : Hollande, Valls, Sarkozy, Juppé, Fillon  » dégagés ». Marine Le Pen qui caracolait en tête arrive à la deuxième place et décroche au second tour. Macron  » uber alles » et Marion Marechal-Le Pen renonce à ses mandats ! Chaque semaine le paysage politique se recompose Et on ne connaît pas le nom du futur Premier ministre : c’est passionnant la vie politique en France . B-H L à trouvé un beau titre :  » Un roman français « !

  5. Num dit :

    Un peu rapide de dire que Macron a été choisi par la volonté populaire et qu’il devrait automatiquement bénéficier d’une majorité parlementaire.
    D’une part, il n’a été choisi que par 24% des Francais au premier tour. Soit pas beaucoup plus que ses trois principaux adversaires. La France n’est pas macronienne mais coupée en quatre !
    Ensuite Macron a été élu pour présider, nous devons maintenant élire une Assemblée nationale pour soutenir un gouvernement. Ou alors sinon, expliquons que nous n’organisons pas l’élection législative et donnons la majorité automatique à EM, ce qui serait le contraire de la démocratie.
    Enfin, s’il y a une élection, il me paraît normal que ceux qui y concourent proposent un programme de gouvernement et cherchent à l’emporter. Il n’y a pas de quoi les blâmer, c’est le jeu démocratique.

    J’ajoute qu’il serait plus sain d’organiser les législatives avant la présidentielle et l’élection du président au suffrage indirect ce qui permettrait de dépersonnaliser (j’oserais même: démonarchiser) notre république en mettant l’accent davantage sur les programmes que sur les personnes. Mais ceci est une autre histoire.

    Réponse
    L’élection de Macron n’est pas différente des élections précédentes. Il y a toujours eu des abstentions et des bulletins blancs ou nuls. Si Macron n’a pas été choisi par la volonté populaire avec 66 % des suffrages, alors tous ses prédécesseurs ont été mal élus, ce qui n’a jamais été dit, sauf aujourd’hui parce que ses rivaux veulent absolument nous faire croire qu’il a perdu et vous faites partie de ceux qui contribuent à cette fiction grotesque. On verra bien s’il a ou non une majorité à l’Assemblée. La droite a évidemment le droit d’essayer de l’en priver et de le forcer à cohabiter. Je ne pose qu’une question : quel est l’intérêt général ?
    R.L.

    • Michel de Guibert dit :

      Quel est l’intérêt général, ou mieux le bien commun, c’est une bonne question, et même la seule bonne.
      Merci de le rappeler.
      Cela dit, si les 66% de suffrages pour Macron sont un plébiscite, que dire des 82% de Chirac en 2002,.. c’étaient tout de même deux élections particulières, avec de plus un taux de bulletins blancs ou nuls jamais vu.

      Réponse
      Et alors. Téléphonez au Conseil constitutionnel, il vous confirmera que Macron a été élu.
      R.L.

      • Michel de Guibert dit :

        Oui, qui le conteste ?
        Avec 18,19% des inscrits au premier tour et 43,61% des inscrits au second tour.
        Réponse
        Puéril acharnement. Vous ne voulez jamais vous rendre à un argument, vous voulez avoir le dernier mot. C’est non.
        R.L.

    • Num dit :

      Je ne conteste pas son élection, je constate que – hormis Chirac, mais quelle référence ! – c’est le président élu avec le plus faible score de premier tour. Tous les autres avaient fait autour ou plus de 30 %. Le score du second tour est anecdotique au vu de ses circonstances.
      Quel est l’intérêt général ? Je répondrai : c’est que la France puisse bénéficier du meilleur programme de gouvernement avec les réformes les plus profondes. Donc celui de LR de mon point de vue. Libre à chacun d’en juger dans son âme et conscience dans l’isoloir les 11 et 18 juin.

  6. chambouleyron dit :

    Vous avez très bien répondu à « les gens » du bateleur de « La France insoumise » porté aux nuex par ses prestations et nul sur son programme.

  7. Jouve Véronique dit :

    M.Liscia cette analyse me déçoit énormément, je vous trouve plus fin analyste politique d’habitude !
    Je parle essentiellement du paragraphe concernant LR:
    Il faut arrêter d’appeler division ce qui est « des courants », ce qui a toujours existé. M. Juppé et ses amis comptent faire une « bout de chemin » avec le président APRES les législatives ! C’est le cas de tous les Républicains et UDI ! Si LR n’ont qu’une majorité relative ils voteront les aspects du programme de M. Macron qui leur conviendront, on appelle ça une majorité de projet.
    Mais ce n’est pas aller contre la volonté populaire que de chercher à avoir la majorité la plus forte possible à l’Assemblée, d’autant que 61% des Français ne veulent pas que M. Macron ait une majorité absolue à l’Assemblée/
    De plus les ralliements de M. Macron laissent clairement supposer que sa majorité va être tirée vers la gauche, ce qui rendra son programme inapplicable en l’état.
    La meilleure chance de M. Macron d’appliquer son projet et d’être un Président qui marquera l’histoire par l’aura qu’il apportera à la France par sa jeunesse et son brio, est que LR ait la majorité la plus large à l’Assemblée. Et croyez moi il le pense et va bien continuer à laisser ses Marcheurs s’étriper avec les députés PS sortants…
    Et oui ! M. Macron a toujours un coup d’avance
    Cordialement
    V. Jouve Biologiste lectrice du Quotimed et de votre Blog

    Réponse
    L’analyste beaucoup moins fin que vous venez de découvrir vous répond de la manière suivante : LR cherchent une majorité absolue à l’Assemblée. C’est leur droit et contrairement à ce que vous croyez avoir compris, je l’ai toujours dit. Ils l’auront ou pas. Quand on a la majorité absolue, on gouverne dans un gouvernement de cohabitation où toutes les affaires intérieures sont gérées par le Premier ministre, pas par le président. C’est la volonté claire de la droite et du centre. En revanche, si aucun parti n’a la majorité, il y aura nécessairement un gouvernement de coalition, ce qui est tout à fait différent. Je n’ai jamais préjugé du résultat des législatives, Et j’ignore à l’heure qu’il est ce qui va se passer. Vous dites que 61 % des Français ne veulent pas que Macron gouverne seul. Vraiment ? Je vous laisse méditer, avec toute votre finesse, sur ce que je viens de vous écrire.
    R.L.
    PS-Je vous renvoie aux déclarations de ce soir de François Baroin, qui mène pour LR la bataille des législatives. Si vous voyez dans ses propos très durs pour En Marche ! le début d’une « majorité de projet », je crains fort que mon analyse « grossière » soit plus exacte que la vôtre.

    • Num dit :

      Baroin cherche à gagner les élections législatives, il ne va pas expliquer aujourd’hui que LR vise une coalition avec EM sinon ils sont morts. Si aucun camp n’a la majorité absolue le 18 juin, il est évident qu’il y aura une alliance entre les deux partis avec un compromis sur un programme de gouvernement (ce qui ne serait pas forcément une mauvaise chose).

    • Num dit :

      J’ajoute – mais sans doute l’évoquerez-vous dans votre billet de vendredi – que les multiples couacs autour de la présentation des candidats EM aux législatives a fait preuve de beaucoup d’amateurisme et n’est pas très rassurante quant à une future majorité parlementaire EM.

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